Volny HOSTIOU est né le 19 février 1981 à Quimper où il débute l’étude du tuba à l’age de 7 ans. Titulaire d’un premier prix de saxhorn au CNSM de paris, Il enseigne le saxhorn et le tuba au CNR de ROUEN.
En parallèle à cette activité, il se penche sur l’étude du serpent, ancêtre du tuba, qu’il travaille avec Michel GODARD au CNSM de Paris puis avec Jean TUBERY, spécialiste du cornet à bouquin et chef de l’ensemble « LA FENICE », il obtient un DEM de musique ancienne au CNR de Paris au serpent et à la basse de cornet à bouquin.
Dans une volonté de développement de l’usage du serpent et de meilleure connaissance de cet instrument, il poursuit des recherches organologiques et musicales sur le sujet et obtient une Maîtrise puis un DEA de Musicologie, à l’Université de Paris IV Sorbonne, avant de poursuivre ses recherche dans le cadre d’un doctorat.
Il se produit régulièrement et enregistre avec divers ensembles de musique ancienne tels : La Fenice (enregistrement de la Messe pour les instruments de M.A. Charpentier), Sagittarius (enregistrement du Te Deum de Ch. Levens), Les chantres du centre de musique baroque de Versailles, La Compagnie Baroque, les Meslanges... et poursuit de nombreux projets en lien avec le Musée de la Musique de Paris. Depuis 2005 il collabore avec le baryton Mario Hacquard pour développer la pratique du plain chant monodique accompagné au serpent, projet gravé sur cd en 2006.
HISTORIQUE SUCCINCT DU SERPENT
Le serpent, instrument de la famille des cuivres - ancêtre du tuba - est vraisemblablement apparu en France vers la fin du XVIe siècle. De même conception que le cornet à bouquin, le serpent forme une basse de la famille des cornets. Il était considéré comme l’instrument privilégié d’accompagnement de la voix, notamment dans la musique d’église.
Au 19e siècle le serpent fut aussi utilisé dans les orchestres militaires et à l'orchestre symphonique. Ce nouvel emploi sera souvent lié à la forte charge symbolique et religieuse de l'instrument ; Berlioz l'utilise par exemple dans le Dies Irae de la Symphonie fantastique.
Après un abandon progressif dès le milieu du 19e siècle, le serpent a été redécouvert il y a une vingtaine d’année et réintroduit en musique ancienne par un poigné de musiciens (en France : Michel Godard, Bernard Fourtet, ont été les précurseurs). Encore peu souvent utilisé dans le répertoire qui est le sien, le serpent reste un instrument à découvrir, dont la sonorité étonnamment proche des voix ouvre de nouveaux horizons dans les possibilités d’instrumentation en musique ancienne.